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Ressources humaines : division en deux pôles, est-ce pertinent?

Ressources humaines : division en deux pôles, est-ce pertinent?

Traditionnellement, les ressources humaines possèdent la fonction de service, gérant l’administration liée aux employés et leur cycle de vie au sein de l’entreprise. Thomas Wachter, responsable du personnel du canton de Lucerne, énumère les tâches ainsi : « le maintien et perfectionnement des procédures professionnelles et des instruments du recrutement, du développement, de l’évaluation, de la rémunération et de la promotion du personnel. » Or, ces dernières années se dessine une tendance : l’éventuelle séparation du département RH en deux pôles. D’un côté, l’administration RH, rattachée au directeur financier. De l’autre côté, le leadership RH, rattaché au directeur général, dont la fonction serait de participer à la stratégie d’entreprise.

 

Nous explorons les changements dans la façon d’organiser les ressources humaines.

 

Les RH au service de la stratégie d’entreprise

En avril 2014, Conseiller en affaires auprès des directeurs d’entreprise, Ram Charan, publie dans le Harvard Business News un article intitulé « Il est temps de diviser les RH ». Selon lui, le traditionnel directeur des ressources humaines doit disparaître, et le département des ressources humaines doit se scinder pour former deux équipes distinctes, chacune avec son rôle. L’une, rattachée à la finance, continue d’assurer les tâches administratives, tandis que la « nouvelle » fonction RH, rattachée à la direction générale, collabore davantage à la stratégie d’entreprise et la vision à long terme, en identifiant notamment les talents à développer pour planifier et dynamiser la mobilité verticale au sein de l’entreprise.

Créer un pôle leadership RH est possible, cependant quelques facteurs sont encore à prendre en considération. Premièrement, rares encore sont les DRH « à l’aise dans les questions d’organisation, de leadership et de changement », donc une expérience précédente dans l’opérationnel est conseillée. Deuxièmement, les ressources humaines sont une science intangible contrairement à la finance. Les effets de son implication sont difficiles à mesurer. Un troisième point abordé par Daniel Held, directeur de PI Management à Lutry, est également crucial. Dans son papier intitulé « La montée en puissance des DRH », il avance qu’un CEO doit voir en la personne du DRH un partenaire stratégique, car le capital humain est précieux et la vision globale qu’elle possède est indispensable. L’auteur pense par ailleurs qu’une collaboration entre le CEO, le DRH et le CFO est « magique pour piloter les entreprises dans leurs transformations ».

Et si le changement avait déjà commencé…

Si la question se pose encore de savoir s’il faut séparer le département RH, le potentiel pour contribuer à la stratégie d’entreprise est déjà reconnu dans certains cas. En effet, Christian Kneppeck, responsable du secteur RH de Michael Page pour la Suisse alémanique, rédige à la fin novembre 2015 une analyse, dans laquelle il évoque le « nouveau statut stratégique » que représentent les RH, surtout en matière de changement. En effet, le « change management » est une tendance affichée chez 50% des DRH suisses, depuis notamment la hausse du franc suisse en automne passé.

De plus, en début d’année 2016, un article paru dans le journal ICT évoque les nouveaux outils d’analyse de la performance et comment ils ont fait leur entrée dans les départements RH, rendant leur travail utile pour la stratégie globale de l’entreprise. Les indicateurs clé de performance (KPI) calculés en priorité sont le rendement des employés et le turnover. En comparant ces chiffres aux cibles de l’entreprise, des décisions importantes quant à la structure de l’organisation sont prises en connaissance de cause. D’ailleurs, « certains éditeurs, dont ADP, Workday, SAP ou encore Oracle, misent sur le big data appliqué aux RH, en proposant des solutions de gestion des talents reposant sur des algorithmes d’analyse prédictive. »

Diviser les RH est donc…

En conclusion, l’intangibilité des ressources humaines peut encore freiner la direction quant à l’utilité réelle de l’implication RH dans les décisions stratégiques. De plus, le manque d’expérience du « business » est un désavantage certain. Cependant, la question d’une division des ressources humaines est pertinente, puisque de nombreux spécialistes dans les RH et l’organisation semblent s’accorder sur le fait qu’un changement est en train de s’effectuer dans le monde des entreprises, qui réalisent que le capital humain est tout aussi important que le capital financier pour une réussite à long terme. De plus, des outils RH récemment entrés sur scène et des tendances organisationnelles telles que le « change management » permettent aux RH d’évoluer davantage vers la stratégie d’entreprise. La question est de savoir si elle arrivera un jour à être considérée au même niveau que la finance.

Texte : Laura Fleming

 

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Sources :

https://hbr.org/2014/07/its-time-to-split-hr/ar/1

https://www.piman.ch/data/files/agefi-2015/nov15.pdf

https://www.hrtoday.ch/fr/article/les-directeurs-rh-suisses-misent-sur-le-change-management

https://www.ictjournal.ch/fr-CH/News/2016/01/14/RH-les-employes-mesures-sous-toutes-les-coutures.aspx

https://futurstalents.com/talents-futur/leadership/comment-passer-de-professionnel-rh-a-leader-rh/

https://www.weka.ch/themes/ressources-humaines/gestion-du-personnel/gestion-et-organisation/article/ressources-humaines-le-role-des-rh-dans-lentreprise/

 

Photo credit : geralt via via Pixabay, CC0 Public Domain License

Le télétravail tue-t-il la culture d’entreprise ?

Le télétravail tue-t-il la culture d’entreprise ?

Le télétravail permet aux employés, appelés des télétravailleurs, de travailler à l’extérieur des bureaux de leurs employeurs par le biais d’outils informatiques et de télécommunication. Dans certaines sociétés, il fait même partie de la culture d’entreprise, mais ne se prête pas à tous les métiers, évidemment.

Nous plongeons dans l’univers du télétravail et vous donnons notre constat des avantages et inconvénients, pour l’employer comme l’employeur.

 

Virigine (prénom d’emprunt), qui « télétravaille » régulièrement, soit environ un à deux jours par semaine, nous a confié que ce mode de travail s’adresse à des personnes organisées et disciplinées: déterminer les plages horaires durant lesquelles travailler et s’y tenir, mais également faire attention à ne pas faire un nombre excessif d’heures … Lorsqu’elle fait du télétravail, Virginie est en contact régulier avec son supérieur hiérarchique par email et/ou via l’intranet de la société. Selon elle, c’est un plus pour l’employeur qui a des employés plus heureux.

 

Un employé plus heureux

Effectivement, le fait de travailler chez soi au calme est un grand bénéfice pour le télétravailleur. D’ailleurs, le taux de productivité s’en trouve amélioré puisqu’il permet une optimisation de son temps de travail, et que l’employé est moins distrait par ses collègues et/ou les bruits environnants de son bureau.

Le télétravail représente un gain de temps et d’argent important pour l’employé (pas de frais de déplacement, de nourriture, ou de stationnement), et c’est aussi un facteur fondamental de diminution du stress. Notons aussi que c’est idéal par exemple pour les femmes au foyer, car le télétravail va leur permettre une meilleure conciliation du temps de travail et de la vie de famille grâce à un horaire plus souple, mais également pour toute personne qui souhaite s’investir dans d’autres activités.

Pour rattraper le temps qu’elle n’a pas passé avec ses collègues pendant son télétravail, lorsque Virigine est de retour au bureau, elle va boire un café, dîner avec eux, ou encore faire une activité team-building. Pas question pour elle de manquer quoi que ce soit de la «vie de bureau»! La culture d’entreprise est certes moins présente quand l’employé travaille à la maison, mais il lui incombe de se tenir au courant de ce qui se passe et de faire en sorte de «rester dans le coup».

Pour l’employeur, parmi les nombreux avantages, citons: une diminution du taux de roulement du personnel et de l’absentéisme, ainsi qu’une fidélisation de ses employés.

Il semblerait que ce mode de travail comporte plus de bénéfices que nous l’imaginons, alors c’est peut-être une option à prendre davantage en compte à l’avenir: une façon harmonieuse d’intégrer le travail dans sa vie pour les uns, et pour les autres, une chance de laisser ses employés aménager leur vie autour du travail…

 

En conclusion, le télétravail est un accord «win-win» entre l’employeur et l’employé. Elle est donc une culture d’entreprise en soi puisque le but est de rendre les employés plus heureux et plus efficaces.

Photo credit: Unsplash via Pixabay, CC0 Public Domain License

Source: https://defiinnovationestrie.ca /archives/8173

Par Patricia Beranek

Les tendances RH 2015 en Suisse Romande

Les tendances RH 2015 en Suisse Romande

Montée en puissance de la génération Y

Leurs représentants les plus âgés auront 35 ans l’an prochain si l’on calcule que cette génération est née en 1980. Pour les ressources humaines, il faudra passer de la problématique de « Comment manager les millenials ? » à celle de « Comment travailler pour les millenials ?« 

L’arrivée de la generation Z

Ces jeunes, nés dans les années 2 000 ont 15 ans aujourd’hui. Ils sont au lycée et vont bientôt être des candidats pour des stages. L’entreprise est sur le point d’accueillir une nouvelle génération qui n’a jamais connu le monde sans Internet…

Connaissances scientifiques et données collectées vont replacer l’humain au cœur des RH

Les apports du concept des sciences du cerveau sont relativement nouveaux. Les développements de l’imagerie par résonance magnétique (IRM) font que la fonction RH s’intéresse depuis une dizaine d’années au fonctionnement du cerveau humain. Mais c’est un temps très court comparé à l’histoire et à l’évolution de l’humanité. Il y a beaucoup à apprendre des réactions et des interactions des hommes entre eux. À partir de 2015, les DRH vont commencer à examiner nos manières de travailler, nos réactions, nos émotions, nos réflexions notamment à travers les outils d’évaluation comportementaux.

Multi task et numérique

Le fossé grandissant dans les compétences et notamment dans la capacité à mener plusieurs tâches simultanément et à s’adapter au numérique. Ce fossé doit être géré dans l’entreprise mais également dans le process de recrutement. Plus que jamais, les ressources humaines de toutes les entreprises seront en compétition pour attirer les candidats dotés de ces compétences clés.

image: Photos Libres

Les 5 grandes tendances RH 2014

Les 5 grandes tendances RH 2014

Nous voilà dans le dernier trimestre 2014… voilà les 5 tendances fortes qui m’ont été donné de constater chez les grands donneurs d’ordre en Romandie :

 

1. La recherche de talents

Malgré des articles parfois alarmistes dans la presse c’est bien la recherche de talents et la mise en œuvre d’une stratégie de fidélisation qui préoccupe les DRH. Or cette rétention passe désormais par une mise à jour et augmentation des compétences notamment par le biais de formation en management.

 

2. l’augmentation de la productivité

« Travailler plus vite, mieux et avec moins de moyens » est devenu le mantra de nombreuses organisations. Que peuvent faire les entreprises pour permettre à leurs collaborateurs de fournir d’excellents résultats sans disposer pour autant de plus de ressources? À quel moment ces limitations de ressources commencent-elles à avoir un impact négatif sur la qualité, la performance et la rentabilité de l’organisation ? Comment cela peut-il être mesuré ? Quid des assessment et formations en management.

 

3. l’équilibre vie pro-vie perso

La frontière entre la vie personnelle et la vie professionnelle continuera de s’estomper (phénomène de blurring). Cette tendance est notamment liée aux médias sociaux. Avec les smartphones, le travail à distance et la connexion permanente aux réseaux sociaux, les collaborateurs sont continuellement reliés à leur univers professionnel. De nouvelles règles sont à mettre en place. En Allemagne, Volkswagen a signé un accord « avant-gardiste » début 2012 pour bloquer l’accès des téléphones professionnels de ses collaborateurs entre 18h15 et 7h du matin. Les formations en gestion du temps deviennent alors au centre des préoccupations.

 

4. les médias sociaux

Les sociétés auront de plus en plus recours aux réseaux sociaux, tels Facebook et LinkedIn, pour recruter leurs employés. Les services chargés du recrutement devront donc changer leurs méthodes pour s’adapter à cette nouvelle tendance, mais la dimension légale de l’utilisation des réseaux sociaux à des fins de recrutement reste très floue. Etre formé à Linkedin devient une compétence plus que clef pour les fonctions RH.

 

5. les alternatives au temps plein

En progression depuis plusieurs années, le temps partiel représente environ presque un quart de l’emploi total. Le nombre de temps partiels choisis (consultants, contractuels) augmente. Quelles seront les conséquences d’un tel changement dans les organisations ? Quel impact sur la gestion des carrières, la formation, le team-building ? Comment et qui faudra-t-il embaucher ?

Image: pixabay.com

La guerre des talents est finie et le talent a gagné

La guerre des talents est finie et le talent a gagné

« La guerre des talents est terminée, et le talent a gagné » me disait récemment le CEO d’une grande entreprise romande.

Durant les cinq dernières années les entreprises ont réduit leurs coûts, restructuré, rationalisé les dépenses, et ont poussé les gens à travailler plus fort que jamais. Plus de 80% des organisations RH que nous rencontrons nous disent faire face à des employés débordés et essuyer des tournus plus forts que jamais.

Le  pouvoir a donc changé, les employés  exerçant désormais le contrôle. Les gens ayant des compétences clés (ingénierie, mathématiques, sciences de la vie, de l’énergie) ou encore les quadras managers et multilingues sont désormais des ressources rares.

La notion de rétention des talents est donc plus que jamais au centre des préoccupations des RH.  Or ces  talents demandent désormais du sens à leur travail tant au travers de la stratégie et l’ambiance que par des Team Building, Vision partagée, formation en Leadership ou encore coaching personnalisé leur permettant de rester dans le « Flow ».

La guerre des ressources a commencé….

 

Image: all-free-download.com