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Upskilling, reskilling, mentoring : sortir du plan de formation catalogue

Upskilling, reskilling, mentoring : sortir du plan de formation catalogue

À quelle vitesse les compétences de vos équipes évoluent-elles ? À quelle vitesse votre organisation est-elle capable de les faire évoluer ?

La question n’est plus théorique. Selon le Future of Jobs Report 2025 du World Economic Forum, les employeurs anticipent que 39 % des compétences clés des collaborateurs évolueront d’ici 2030. Ce chiffre ne signifie pas que toutes les compétences actuelles vont disparaître. Il rappelle surtout une réalité plus exigeante : les métiers changent plus vite que les dispositifs de formation traditionnels.

En Suisse, les entreprises ne partent pourtant pas de zéro. La culture de la formation continue existe déjà : selon l’Office fédéral de la statistique (OFS), 44,8 % de la population de 25 à 74 ans a suivi une formation continue en 2021. L’enjeu n’est donc pas seulement d’inciter les collaborateurs à apprendre. Il est de mieux relier les efforts de formation aux besoins réels des métiers, des équipes et de la stratégie d’entreprise.

Autrement dit : le problème n’est pas toujours de former davantage. C’est souvent de former plus juste.

Cet article présente cinq stratégies complémentaires : upskilling, reskilling, cross-skilling, reverse mentoring, le modèle 70-20-10 et la manière de les choisir selon les situations.

À retenir

  • L’upskilling permet de renforcer les compétences dans un rôle existant.
  • Le reskilling prépare un collaborateur à exercer un nouveau métier ou une nouvelle fonction.
  • Le cross-skilling développe la polyvalence et la compréhension transversale de l’entreprise.
  • Le reverse mentoring facilite la transmission intergénérationnelle, notamment sur les usages numériques.
  • Le modèle 70-20-10 rappelle que l’apprentissage ne se limite pas aux formations formelles : il se construit aussi dans le travail quotidien, les échanges entre pairs et les projets concrets.

Former plus ne suffit plus : il faut choisir la bonne stratégie

Pendant longtemps, la formation en entreprise a surtout été pensée comme une réponse ponctuelle : un besoin identifié, une formation planifiée, une compétence supposée acquise.

Ce modèle montre aujourd’hui ses limites. Les compétences deviennent plus dynamiques, plus hybrides, plus rapidement obsolètes. Une équipe peut avoir besoin d’approfondir son expertise actuelle, de se repositionner vers de nouveaux rôles, de mieux collaborer entre fonctions ou encore de transmettre des pratiques entre générations.

Ces situations ne relèvent pas de la même réponse. C’est pourquoi une politique efficace de développement des compétences doit commencer par une question simple : Quel problème cherchons-nous réellement à résoudre ?

Quelle stratégie choisir selon votre situation ?

Situation observée dans l’entreprise Stratégie prioritaire
Les outils, méthodes ou exigences du métier évoluent, mais le rôle reste le même Upskilling
Un poste est transformé en profondeur ou risque d’évoluer significativement Reskilling
Une équipe manque de flexibilité ou dépend trop de quelques personnes clés Cross-skilling
Les écarts numériques ou culturels entre générations freinent la collaboration Reverse mentoring
Les collaborateurs apprennent déjà sur le terrain, mais sans cadre ni reconnaissance Modèle 70-20-10

Cette grille évite une erreur fréquente : traiter tous les besoins de compétences avec le même format de formation. Un atelier ponctuel peut suffire pour une montée en compétence ciblée. Il sera insuffisant pour accompagner une reconversion interne. À l’inverse, un programme structuré de reskilling n’est pas toujours nécessaire lorsqu’un collaborateur a surtout besoin d’élargir son périmètre ou de pratiquer davantage en situation réelle.

1. Upskilling : renforcer les compétences dans le métier actuel

L’upskilling consiste à développer de nouvelles compétences pour rester performant dans son rôle actuel. Le collaborateur ne change pas de métier. En revanche, son métier évolue : nouveaux outils, nouvelles attentes, nouveaux standards, nouveaux usages numériques.

L’upskilling est souvent la stratégie la plus rapide à activer. Elle permet d’éviter le décrochage progressif entre les compétences disponibles et les exigences réelles du poste. Mais elle ne doit pas être réduite à une logique d’outils : former une équipe à un nouveau logiciel ne suffit pas toujours. Il faut aussi travailler les usages, les réflexes et la capacité à intégrer ces nouvelles pratiques dans le quotidien.

2. Reskilling : préparer un collaborateur à un nouveau rôle

Le reskilling est une démarche plus profonde. Il s’agit de former un collaborateur pour lui permettre d’exercer un autre rôle, souvent parce que son poste actuel se transforme fortement. Ce n’est pas une reconversion subie, c’est un investissement dans la continuité.

Dans un marché du travail tendu, notamment pour certains profils qualifiés, le reskilling peut être plus pertinent qu’un recrutement externe. L’entreprise conserve l’expérience, la connaissance de la culture interne et l’engagement d’un collaborateur déjà intégré.

Le reskilling demande plus qu’une formation courte. Il nécessite un parcours structuré : diagnostic des compétences existantes, objectifs clairs, accompagnement managérial, temps d’expérimentation et reconnaissance du nouveau rôle. C’est aussi un signal fort envoyé aux équipes : l’entreprise investit dans leur évolution.

3. Cross-skilling : développer la polyvalence sans diluer les expertises

Le cross-skilling consiste à développer des compétences en dehors du rôle principal d’un collaborateur. L’objectif n’est pas de transformer tout le monde en généraliste, mais de créer plus de souplesse, de compréhension mutuelle et de capacité d’entraide entre fonctions.

Dans les PME et les organisations à taille humaine, cette réalité existe souvent déjà de manière informelle. Le risque, lorsque ces apprentissages restent invisibles, est double : l’entreprise dépend de compétences non documentées, et les collaborateurs ne voient pas leur polyvalence reconnue. Le cross-skilling améliore la collaboration, réduit les silos et renforce l’employabilité, À condition d’être cadré pour éviter toute surcharge ou confusion des responsabilités.

4. Reverse mentoring : organiser la transmission dans les deux sens

Dans le mentoring classique, un collaborateur expérimenté accompagne un profil plus junior. Le reverse mentoring inverse cette logique : un collaborateur plus jeune ou plus à l’aise avec certains usages (souvent numériques) partage ses compétences avec un profil senior ou dirigeant. En retour, le senior transmet son expérience, sa connaissance de l’organisation, ses réflexes stratégiques et sa lecture des enjeux métier.

L’intérêt n’est donc pas seulement technique. Il est aussi culturel. Une étude menée par l’Institut CSA montre que les relations intergénérationnelles sont largement perçues comme une source d’échanges et de connaissances pour 87 % des actifs interrogés, toutes générations confondues. Les jeunes actifs ne se contentent pas de recevoir passivement : 90 % d’entre eux sont en demande active de transmission lorsqu’elle ne leur est pas spontanément offerte.

Pour fonctionner, le reverse mentoring doit éviter deux pièges : réduire les jeunes collaborateurs à des « experts du digital », ou mettre les seniors dans une posture d’apprenants passifs. Le dispositif fonctionne lorsqu’il est réellement réciproque.

5. Le modèle 70-20-10 : apprendre là où le travail se passe

Le modèle 70-20-10 est un cadre de référence en développement des compétences, issu des recherches de Morgan McCall, Michael Lombardo et Robert Eichinger au Center for Creative Leadership dans les années 1980. Il suggère que les collaborateurs développent leurs compétences principalement par les missions concrètes et les responsabilités nouvelles (70 %), par les échanges avec les pairs, les managers ou les mentors (20 %), et par la formation formelle: cours, ateliers, e-learning (10 %).

Il faut toutefois l’utiliser avec nuance : le 70-20-10 n’est pas une formule mathématique universelle, mais un cadre de conception. Son intérêt reste majeur : il oblige les organisations à sortir d’une vision trop étroite de la formation. Former, ce n’est pas seulement inscrire un collaborateur à un module. C’est aussi lui confier une mission qui développe une compétence cible, organiser un binôme avec un collègue expérimenté, prévoir un retour d’expérience après un projet, ou créer une communauté de pratique interne.

Ce que ces cinq approches ont en commun

Ces stratégies ne sont pas concurrentes, elles se complètent. Une entreprise qui mise uniquement sur des formations formelles risque de passer à côté de l’apprentissage réel. Une entreprise qui compte uniquement sur l’apprentissage informel risque de laisser les compétences se développer de manière inégale et invisible.

Une politique efficace de développement des compétences combine plusieurs leviers : des parcours structurés pour les rôles critiques, des formations ciblées, des situations de travail apprenantes, des échanges entre pairs, de la transmission intergénérationnelle et des indicateurs de progression.

La compétence n’est pas un stock que l’on constitue une fois pour toutes. C’est un capital vivant, qui doit être entretenu, actualisé et partagé.

Comment mesurer l’efficacité d’une stratégie de développement des compétences ?

Beaucoup d’entreprises mesurent encore ce qui est facile à suivre : nombre de participants, taux de complétion, satisfaction à chaud. Ces indicateurs sont utiles, mais insuffisants. Pour savoir si une stratégie fonctionne, il faut combiner quatre niveaux de mesure.

1. L’acquisition

Le collaborateur a-t-il réellement acquis la compétence visée ? Indicateurs possibles : évaluation avant/après, test pratique, certification, autoévaluation croisée avec le manager.

2. L’usage

La compétence est-elle utilisée dans le travail réel ? Indicateurs possibles : observation en situation, fréquence d’utilisation d’un nouvel outil, qualité des livrables, autonomie sur une nouvelle tâche.

3. L’impact opérationnel

Le développement des compétences améliore-t-il la performance de l’équipe ? Indicateurs possibles : réduction du temps de traitement, diminution des erreurs, meilleure satisfaction client, accélération des projets.

4. L’impact RH

La stratégie renforce-t-elle l’engagement et l’employabilité ? Indicateurs possibles : mobilité interne, rétention des talents, engagement collaborateur, perception des opportunités d’évolution.

L’essentiel est de définir ces indicateurs avant le déploiement, pas après.

Par où commencer ?

Il n’est pas nécessaire de lancer immédiatement un grand programme de transformation des compétences. Trois questions permettent de prioriser.

Quels rôles vont évoluer fortement dans les 18 prochains mois ? Ces rôles sont les premiers candidats à l’upskilling ou au reskilling. Il peut s’agir de fonctions exposées à de nouvelles exigences réglementaires, à des changements d’outils ou à une transformation du modèle d’affaires.

Quels apprentissages existent déjà, mais restent informels ? Dans beaucoup d’équipes, les collaborateurs apprennent déjà les uns des autres. Le premier levier consiste souvent à rendre ces apprentissages visibles, puis à leur donner un cadre.

Où les écarts de compétences créent-ils des tensions ? Ces écarts peuvent être numériques, générationnels, managériaux ou organisationnels. Bien identifiés, ils peuvent devenir des opportunités de transmission.

Conclusion : la formation continue doit devenir un outil stratégique

Les entreprises suisses disposent d’un environnement favorable à la formation continue. Mais l’accès à la formation ne garantit pas, à lui seul, le développement des bonnes compétences au bon moment. Le véritable enjeu est l’alignement : entre les compétences développées et les priorités stratégiques, entre les besoins des métiers et les dispositifs proposés, entre apprentissage formel, expérience terrain et transmission interne.

Upskilling, reskilling, cross-skilling, reverse mentoring et modèle 70-20-10 ne sont pas des mots à la mode. Ce sont des leviers complémentaires pour construire une organisation capable d’apprendre plus vite qu’elle ne se transforme.

La vraie question n’est donc pas : « Combien de formations avons-nous proposées cette année ? »

C’est : Nos collaborateurs développent-ils aujourd’hui les compétences dont notre organisation aura réellement besoin demain ?

Vous souhaitez structurer votre stratégie de formation continue ?

Commencez par identifier les rôles critiques, les compétences à risque et les apprentissages déjà présents dans vos équipes. Un diagnostic ciblé permet souvent de transformer un plan de formation dispersé en véritable stratégie de développement des compétences.

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FAQ

Quelle est la différence entre upskilling, reskilling et cross-skilling ?

L’upskilling consiste à renforcer les compétences dans le métier actuel. Le reskilling prépare un collaborateur à exercer un nouveau rôle. Le cross-skilling développe des compétences complémentaires en dehors du rôle principal afin d’améliorer la polyvalence et la collaboration.

Qu’est-ce que le reverse mentoring en entreprise ?

Le reverse mentoring est un dispositif dans lequel un collaborateur plus jeune ou plus à l’aise avec certains usages partage ses compétences avec un profil senior. En retour, le senior transmet son expérience, sa connaissance de l’organisation et sa vision stratégique.

Le modèle 70-20-10 est-il encore pertinent ?

Oui, à condition de ne pas l’utiliser comme une formule rigide. Le modèle 70-20-10 est surtout utile pour rappeler que l’apprentissage professionnel ne se limite pas aux formations formelles. Il doit aussi s’appuyer sur l’expérience de travail, les projets, les échanges entre pairs et le feedback.

Ces stratégies sont-elles accessibles aux PME ?

Oui. Une PME peut commencer simplement : un binôme de reverse mentoring, une communauté de pratique, un parcours court d’upskilling. La taille de l’entreprise n’est pas le principal facteur limitant — la clarté de l’intention l’est davantage.

Comment mesurer l’efficacité d’un programme de développement des compétences ?

Il faut combiner des indicateurs d’acquisition, d’usage, d’impact opérationnel et d’impact RH : progression avant/après, utilisation réelle des compétences, mobilité interne, réduction des erreurs, satisfaction des managers et engagement des collaborateurs.

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Marque employeur : ce que votre entreprise promet, et ce que les talents vérifient

Marque employeur : ce que votre entreprise promet, et ce que les talents vérifient

La marque employeur n’est pas ce qu’une entreprise affirme dans une annonce. C’est ce que les candidats, les collaborateurs et le marché perçoivent d’elle.

Elle existe toujours. Même sans stratégie, sans campagne, sans page carrières moderne.

La vraie question n’est donc pas : « avons-nous une marque employeur ? » La vraie question est : « la pilotons-nous, ou la subissons-nous ? »

En Suisse, cette question devient stratégique. Le marché de l’emploi se normalise, mais les bons profils restent attentifs, informés et sélectifs. Ils comparent les employeurs, lisent les avis, interrogent leur réseau. Et ils savent repérer les signaux faibles.

Ainsi, la marque employeur ne se limite plus à l’attraction des talents. Elle touche aussi la fidélisation, la formation, le management et la réputation globale de l’entreprise.

Qu’est-ce que la marque employeur ?

La marque employeur désigne la perception d’une entreprise en tant qu’employeur. Elle repose sur deux dimensions. D’une part, l’expérience interne, ce que vivent les collaborateurs au quotidien. D’autre part l’image externe, ce que perçoivent les candidats, les anciens employés, les écoles et le marché.

Ces deux dimensions se répondent étroitement. Or, une entreprise peut soigner son image. Mais si l’expérience vécue ne suit pas, la promesse perd vite sa crédibilité. C’est pourquoi la marque employeur ne se construit pas dans une campagne. Elle se construit dans les pratiques : la manière de recruter, d’accueillir, de former, de manager, de reconnaître et de faire évoluer les collaborateurs.

L’EVP : la promesse au cœur du sujet

Au centre de la marque employeur, on trouve l’EVP, pour Employee Value Proposition. Gartner la définit comme l’ensemble des attributs que les employés et le marché du travail perçoivent comme la valeur reçue en travaillant pour une organisation.

En clair, l’EVP répond à une question simple : pourquoi travailler ici plutôt qu’ailleurs ? La réponse ne se limite pas au salaire. Elle inclut la culture, le management, la flexibilité, la formation, l’évolution, l’équilibre de vie et le sens du travail.

Une bonne EVP ne promet pas tout. Elle choisit. Elle dit ce que l’entreprise offre vraiment  et assume ce qu’elle n’est pas. C’est là que beaucoup d’organisations échouent : elles veulent plaire à tout le monde. Résultat : leur promesse devient floue.

Pourquoi le sujet est stratégique en Suisse

Le SECO publie chaque mois la situation du marché du travail suisse. Les dernières données disponibles montrent un marché qui se normalise progressivement, mais qui reste exigeant pour les employeurs en recherche de profils qualifiés. The Adecco Group Switzerland suit annuellement la pénurie de main-d’œuvre qualifiée en Suisse : si la tension s’est partiellement relâchée, les difficultés persistent dans plusieurs métiers clés, notamment les profils techniques, IT et de la santé.

En Suisse, les PME représentent plus de 99 % des entreprises marchandes et génèrent deux tiers des emplois, selon le portail PME de la Confédération. La marque employeur ne concerne donc pas seulement les grandes entreprises. Une PME a souvent d’autres forces que les grands groupes : proximité, rapidité de décision, autonomie, impact visible du travail. Encore faut-il les formuler clairement. Car une PME qui assume son identité peut attirer des profils alignés avec sa réalité. Une PME qui imite les codes des grands groupes risque de perdre sa singularité.

Les candidats vérifient avant de postuler

Les candidats ne se fient plus uniquement aux annonces. Ils consultent les plateformes d’avis, regardent les profils LinkedIn des collaborateurs et analysent la clarté du processus de recrutement. Surtout, ils cherchent des preuves.

Une entreprise promet-elle de la flexibilité ? Ils veulent comprendre comment elle s’organise concrètement. Elle parle de développement ? Ils attendent des preuves concrètes : des parcours, des formations, des mobilités internes..Elle met en avant une culture bienveillante ? Et ils cherchent des signaux dans le management et les témoignages.

La marque employeur se joue donc avant le premier entretien.

Qui porte la marque employeur ?

Les RH structurent le recrutement, l’intégration, la formation et la fidélisation. La direction fixe le cadre et les priorités. Mais ce sont les managers qui incarnent la marque employeur au quotidien. C’est souvent à leur niveau que la promesse se confirme ou se fissure. Un manager qui donne du feedback, soutient la progression et respecte le cadre de travail rend la promesse crédible. Un manager qui ignore les besoins de formation ou tolère des comportements problématiques détruit le discours officiel.

Les collaborateurs jouent aussi un rôle clé. Ils parlent de leur entreprise, la recommandent ou non, deviennent parfois ambassadeurs. Mais on ne décrète pas un ambassadeur. Un collaborateur recommande son entreprise lorsqu’il vit une expérience cohérente, pas parce qu’un plan de communication le lui demande.

Comment construire une marque employeur crédible ?

Tout commence par un diagnostic. Avant de communiquer, l’entreprise doit écouter : enquêtes internes, entretiens qualitatifs, entretiens de sortie, analyse des avis en ligne, retours candidats. L’objectif est de repérer l’écart entre le discours et la réalité. Cet écart n’est pas un échec. C’est un point de départ.

Vient ensuite la formulation de l’EVP. Elle doit répondre à trois questions : Qu’offrons-nous vraiment ? À quels profils ? Quelles preuves pouvons-nous montrer ? « Nous développons les compétences » ne suffit pas, l’entreprise doit montrer ses parcours de formation, ses pratiques de mobilité, son accompagnement managérial.

Si elle promet l’autonomie, elle évite les circuits de validation inutiles. En matière de formation, elle doit donner du temps pour apprendre. Un onboarding improvisé, un processus de recrutement trop lent, une absence de feedback après un entretien : chaque détail envoie un message.

Rendre la marque visible et la piloter

Une fois la promesse clarifiée, elle doit être rendue visible : site carrières, LinkedIn, événements métiers, cooptation, témoignages collaborateurs. Des plateformes comme Glassdoor ou JobUp.ch influencent la perception des candidats.. Les ignorer ne protège pas l’entreprise, cela laisse simplement d’autres parler à sa place.

Par ailleurs, la marque employeur doit se piloter. Les bons indicateurs : délai de recrutement, qualité des candidatures, taux d’acceptation des offres, turnover des nouvelles recrues, taux de cooptation, mobilité interne. Un candidat refusé peut rester un ambassadeur, mais seulement s’il a vécu un processus clair et respectueux.

La formation : une preuve, pas une option

En réalité, la formation est l’une des preuves les plus concrètes qu’une entreprise tient sa promesse. Les organisations qui investissent dans le développement des carrières et la mobilité interne constatent un effet direct sur l’engagement et la fidélisation. Dans certains métiers où recruter restera difficile, développer les talents déjà présents (upskilling, reskilling, mobilité interne)  est aussi un signal fort : l’entreprise ne considère pas ses collaborateurs comme des ressources interchangeables, mais comme des compétences à faire grandir.

Pour les responsables formation, le sujet est donc stratégique. Ils contribuent directement à l’attractivité, à l’engagement et à la fidélisation.

Les erreurs fréquentes

La première consiste à confondre marque employeur et campagne de recrutement. Vient ensuite la tentation de promettre une culture qui n’existe pas encore. Trop souvent aussi, les RH portent seules un sujet qui dépend aussi de la direction, des managers et de la formation. Autre piège : copier les grandes entreprises sans tenir compte de sa propre réalité. Enfin, mesurer uniquement la visibilité au lieu de mesurer la qualité de l’expérience

Ces erreurs coûtent cher. Elles créent de la déception, fragilisent la confiance et augmentent le risque de turnover.

Ce que gagne une entreprise qui pilote sa marque employeur

Une marque employeur cohérente améliore la qualité des candidatures, réduit la dépendance aux recrutements d’urgence et renforce l’engagement des équipes. Mais son bénéfice le plus profond est ailleurs. Elle oblige l’entreprise à clarifier ce qu’elle offre vraiment, pousse les RH, les managers, la direction et les responsables formation à travailler ensemble. Et surtout, elle met en lumière les écarts entre les intentions et les pratiques.

En ce sens, la marque employeur n’est pas seulement un outil d’attraction. C’est un outil de transformation.

La promesse ne suffit plus

La marque employeur n’est pas un vernis. C’est le résultat visible de choix quotidiens.

Comment recrutez-vous et accueillez-vous ? Comment formez-vous et managez-vous ? De quelle façon reconnaissez-vous les efforts et comment traitez-vous les départs ?

Ces réponses façonnent votre réputation. En Suisse, les candidats vérifient vite les promesses. Les collaborateurs aussi.

La question n’est donc pas de savoir si votre entreprise a une marque employeur. Elle en a déjà une: construite ou subie, visible ou diffuse, cohérente ou contradictoire. La vraie question est plus exigeante : est-elle claire, crédible et tenue ? Et si ce n’est pas encore le cas, par où commencez-vous ?

ChatGPT RH : utile oui, automatique non

ChatGPT RH : utile oui, automatique non

ChatGPT s’impose progressivement dans les RH en Suisse. Recrutement, communication interne, formation… les usages se multiplient.

Cependant, l’outil n’est pas sans risque. Mal utilisé, il peut standardiser les pratiques, apprauvir les échanges ou poser des problèmes de conformité

Selon Hays Suisse, plus d’une entreprise sur deux utilise déjà des outils IA dans ses processus RH en 2026.

[Source] Hays Switzerland — HR Trends Report 2026

La vraie question n’est plus « faut-il y aller? » mais  » comment bien l’utiliser? »

1.Rédiger une fiche de poste plus rapidement (sans la standardiser)

Rédiger une annonce reste une tâche stratégique. Pourtant, elle est souvent chronophage. Définir les missions, trouver le bon ton, intégrer les mots-clés pertinents pour les jobboards…

Avec une IA, il devient possible de produire une première version en quelques minutes. Néanmoins, cette rapidité ne doit pas faire oublier l’essentiel : la qualité.

Un point de départ structuré

Concrètement, quelques élément suffisent pour commencer : intitulé du poste, département, missions principales, contexte de l’entreprise… Ainsi, l’outil génère une base claire et structurée.

Cependant, cette version reste générique. Elle doit être adaptée pur refléter la réalité du terrain.

Ce qu’il faut retravailler  :

  • le ton (souvent trop neutre ou trop « chatGPT »
  • la culture d’entreprise
  • Les spécificités

Sans cela, les annonces deviennent interchangeables

2.Structurer ses entretiens sans les robotiser

Préparer un entretien demande du temps… souvent pris sur autre chose.Par conséquent, cette étape est parfois négligée.

ChatGPT permet jsutement de structurer rapidement une grille de questions pertinentes.

Un cadre utile

L’outil peut aider à:

  • varier les questions
  • couvrir plusieurs dimensions
  • éviter les oublis

Ainsi, les entretiens gagnent en cohérence.

Les limites de l’outil

Cependant, un entretien ne doit jamais devenir un script.

En effet, une utilisation trop rigide peut entraîner

  • une standardisation excessive
  • une perte de spontanéité
  • un manque d’écoute

L’IA propose. Le recruteur adapte.

3. Comment communiquer un changement organisationnel ?

Annoncer une réorganisation, un changement de direction ou une nouvelle politique interne est toujours un moment sensible. Par ailleurs, les erreurs de communication peuvent couter cher et sont souvent un point de friction.La communication est l’un des leviers les plus critiques en conduite du changement.

Dans ce contexte, ChatGPT peut aider à structurer les messages.

Une production rapide et cohérente

Il est possible de générer:

  • Un email d’annonce aux équipes – clair, empathique, structuré
  • Un message court pour le canal de communication interne (comme Slack ou Teams)
  • Une FAQ interne pour anticiper les questions des collaborateurs
  • Un support pour managers

Ainsi, l’ensemble reste aligné.

Attention à l’effet « méssage générique »

Néanmoins, un contenu trop rapide peut manquer:

  • de nuance
  • d’authenticité
  • de contexte réel

En communicaiton interna, le ton est aussi important que le fond.

4. Former ses collaborateurs

Contrairement aux idées reçues, le principal frein n’est pas technique.

En réalité, il est humain.

Une approche en 3 étapes

  • Démystifier : montrer des cas d’usage concrets et immédiatement utiles pour chaque métier
  • Pratiquer : des ateliers courts (90 min), orientés tâches réelles, sans jargon technique
  • Ancrer : un kit de prompts prêts à l’emploi, adapté aux besoins de l’équipe RH

Permettre aux équipe de s’approprier plus facilement l’outil.

Les résistances les plus fréquentes et comment y répondre

  • « Je ne suis pas à l’aise avec la technologie »
    • ChatGPT fonctionne en langage naturel, pas en code
  • « L’IA va remplacer mon travail »
    • Elle automatise les tâches répétitives, pas les compétences humaines
  • « Je ne sais pas quoi lui demander »
    • C’est exactement ce qu’on apprend en formation

Découvrir la formation → SwissNova.

5.Encadrer l’usage : indispensable en RH

L’enthousiasme pour ChatGPT ne doit pas faire oublier les enjeux de sécurité et de conformité, particulièrement sensibles dans les ressources humaines, où les données traitées sont souvent personnelles et confidentielles.

Données confidentielles : ce qu’il ne faut jamais saisir

  • Données personnelles
  • Informations médicales
  • Salariales nominatifs
  • Contenu d’entretiens individuels identifiables

La règle pratique : ne jamais saisir dans ChatGPT ce que vous ne seriez pas à l’aise de voir publié.

Conformité nLPD suisse

Depuis septembre 2023, la Loi fédérale sur la protection des données (nLPD) impose des obligations strictes sur le traitement des données personnelles. L’utilisation d’outils IA tiers comme ChatGPT doit être documentée et encadrée par une politique interne claire. En savoir plus sur la nLPD → PFPDT.

Biais et supervision humaine

ChatGPT peut reproduire des biais présents dans ses données d’entraînement, notamment en matière de genre, d’origine ou d’âge. En RH, cela peut influencer involontairement la rédaction de fiches de poste ou la formulation de questions d’entretien. Une relecture humaine systématique reste indispensable.

Par conséquent, une validation humaine reste toujours indispensable.

FAQ — Questions fréquentes

ChatGPT est-il adapté aux PME suisses ?

Oui, et c’est même là qu’il apporte le plus de valeur. Les PME disposent rarement d’équipes RH larges, ChatGPT permet à une équipe de 1 à 3 personnes de produire des contenus, préparer des entretiens et gérer la communication interne à un niveau de qualité professionnel, sans ressources supplémentaires. 

Les données RH sont-elles en sécurité avec ChatGPT ?

La version grand public de ChatGPT  peut utiliser les données saisies pour améliorer ses modèles, ce qui est problématique pour des données RH sensibles. L’option recommandée pour les entreprises est ChatGPT Enterprise ou l’API OpenAI, qui garantissent que les données ne sont pas réutilisées pour l’entraînement. Il est également possible de désactiver l’historique des conversations dans les paramètres. En tout état de cause, ne jamais saisir de données personnelles identifiables et toujours anonymiser les contenus.

Faut-il une formation technique pour utiliser ChatGPT au travail ?

Non. ChatGPT fonctionne en langage naturel, vous lui écrivez comme vous écririez à un collègue. Ce qui s’apprend, c’est la manière de formuler et structurer des instructions précises (le « prompt engineering ») pour obtenir des résultats pertinents,  Une demi-journée de formation suffit pour qu’une équipe RH soit opérationnelle sur ses cas d’usage quotidiens.

SwissNova propose-t-il une formation ChatGPT en intra-entreprise ?

Oui. SwissNova anime des formations ChatGPT et Prompt Engineering en intra-entreprise, directement dans vos locaux ou à distance, en français, allemand ou anglais. Les ateliers sont conçus pour des équipes non techniques et s’appuient sur des cas d’usage réels issus de votre secteur. Contactez-nous pour un devis

En combien de temps mes équipes peuvent-elles maîtriser ChatGPT ?

Pour les usages de base (rédaction, reformulation, génération de questions), une demi-journée de formation pratique suffit. Pour des usages plus avancés (automatisation de processus, intégration dans des outils RH, création de prompts sur mesure), comptez 1 à 2 jours. L’essentiel est de pratiquer régulièrement, l’apprentissage se fait surtout par l’usage quotidien.

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Les formations tendances en 2026 : entre innovation technologique et compétences humaines.

Les formations tendances en 2026 : entre innovation technologique et compétences humaines.

Quelles sont les nouvelles tendances formations professionnelles en 2026? Pour se former efficacement, il faut tenir compte de 3 évolutions importantes dans le monde du travail.

  1. L’intelligence artificielle transforme l’apprentissage avec des parcours ultra-personnalisés qui s’adaptent en temps réel au niveau et aux besoins de chaque apprenant.
  2. Les soft skills deviennent prioritaires. Face à l’automatisation, les compétences humaines comme l’intelligence émotionnelle, la résilience et l’adaptabilité sont désormais aussi cruciales que les compétences techniques.
  3. Les formats hybrides se généralisent, combinant présentiel, distanciel et micro-learning pour s’adapter aux contraintes opérationnelles des entreprises.

La formation en entreprise en Suisse devient donc un investissement stratégique dont l’impact doit être mesurable, intégrant systématiquement les enjeux de RSE et de transition écologique, tout en privilégiant une approche basée sur les compétences concrètes plutôt que sur les diplômes.

Formation Gestion de projets ou comment piloter un projet sans sortie de route.

Chef de projet, un métier qui s’improvise ? Pas vraiment. Entre les délais qui se resserrent, les budgets qui fondent et les imprévus qui surgissent, piloter un projet relève parfois de l’acrobatie. Cette formation décode toutes les phases du projet : initiation, planification, exécution, contrôle, clôture. Mais surtout, elle donne les outils concrets pour ne pas se noyer dans la complexité.

Comment définir un périmètre réaliste ? Gérer les ressources sans se disperser ? Anticiper les risques avant qu’ils ne deviennent des catastrophes ? Au-delà des méthodologies, la formation aborde aussi l’humain : constituer une équipe performante, gérer les attentes des parties prenantes, et communiquer efficacement avec les sponsors. Des simulations sans les conséquences d’un vrai échec.

Pour qui ? Tout professionnel amené à piloter des projets, qu’il soit novice ou expérimenté cherchant à structurer sa pratique.

Team Building : quand l’équipe devient plus forte que la somme de ses talents.

Fini les teams buildings artificiels et les activités sans lendemain. Cette formation va au cœur du sujet : comment transformer un groupe d’individus en une équipe soudée autour d’une vision commune ?

A travers des ateliers immersifs, les participants découvrent leurs valeurs partagées, alignent leurs ambitions personnelles avec les objectifs collectifs et construisent cette culture collaborative tant recherchée. Le résultat ? Une communication fluidifiée, une confiance mutuelle renforcée, et surtout, des collaborateurs qui ne viennent plus simplement « faire leur job » mais qui s’engagent vraiment.

Idéal pour : les équipes nouvellement constituées, en pleine restructuration, ou qui sentent que « quelque chose manque » dans leur dynamique.

Communication difficile : transformer les tensions en dialogues constructifs.

« Il faut qu’on parle. » Quatre mots qui glacent le sang et font monter le stress. Recadrer un collaborateur, annoncer une mauvaise nouvelle, gérer un conflit ouvert… Personne n’aime ces moments mais tout le monde les vit.

Cette formation donne les clés pour aborder ces conversations redoutées avec plus de sérénité. Pas de recette magique, mais des techniques éprouvées : préparer son intervention, maîtriser ses émotions, pratiquer l’écoute active et utiliser la communication non-violente. Le gros plus ? Des mises en situation réalistes où l’on peut tester, se tromper, ajuster, sans risquer de ruiner une relation professionnelle. On apprend à dire ce qui doit être dit, tout en préservant la relation. Parce qu’en entreprise, on se recroise toujours.

Le déclic : comprendre que les conversations difficiles ne sont pas des échecs mais des opportunités de clarification et de progression.

Développement personnel : investir en soi pour performer durablement.

Et si le meilleur levier de votre performance professionnelle… c’était vous ? Cette formation part d’une conviction simple : on ne peut pas exceller dans son métier si on ne se connaît pas soi-même.

Le parcours explore plusieurs dimensions : découvrir ses vraies valeurs, identifier ses talents cachés, gérer son temps sans s’épuiser, et cultiver ce fameux « mindset de croissance » qui fait la différence. Pas de recettes toutes faites mais des outils concrets pour aligner ce qu’on fait avec ce qu’on est. Au programme : techniques de résilience pour rebondir après un échec, stratégies anti-procrastination, méthodes pour sortir de sa zone de confort (sans violence), et surtout, un regard lucide mais bienveillant sur soi-même.

Parce qu’un professionnel épanoui est un professionnel performant.

Gagner en confiance : oser prendre sa place

Le syndrome de l’imposteur vous dit quelque chose ? Cette petite voix qui murmure « tu n’es pas légitime », « ils vont découvrir que tu ne sais pas », « tu as eu de la chance, c’est tout ». Elle paralyse, elle freine, elle empêche de saisir des opportunités.

Cette formation s’attaque frontalement au manque de confiance. Pas avec des affirmations positives creuses mais en déconstruisant  les mécanismes qui le nourrissent : d’où viennent ces croyances limitantes ? Pourquoi minimise-t-on systématiquement ses réussites ? Comment transformer l’échec en apprentissage plutôt qu’en confirmation de ses « incapacités » ?

À travers des exercices progressifs, on apprend à oser : exprimer son désaccord en réunion, défendre une idée face à la hiérarchie, accepter les compliments sans les dévier. Le tout dans un cadre bienveillant où chacun avance à son rythme. Le résultat ? Une confiance authentique, pas arrogante qui permet enfin de prendre sa place sans s’excuser d’exister.

L’objectif : arrêter de subir sa carrière et devenir acteur de son évolution.

 

Leadership : l’art d’inspirer plus que de diriger

On ne naît pas leader, on le devient. Et surtout, le leadership d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec le chef autoritaire qui donne des ordres du haut de sa tour d’ivoire. Cette formation explore le leadership moderne : celui qui inspire, mobilise, délègue intelligemment et crée les conditions de la réussite collective.

Au programme de cette formation management Suisse romande : découvrir les différents styles de leadership (parce qu’il n’y a pas qu’une seule façon de faire), apprendre à adapter sa posture selon les situations et les profils et développer cette présence qui fait qu’on vous écoute vraiment. Vision stratégique, exemplarité, prise de décision dans l’incertitude, intelligence collective… La formation aborde toutes ces dimensions avec un fil rouge : comment développer un leadership authentique qui vous ressemble ?

Le vrai plus ? Des feedbacks personnalisés pour identifier votre style naturel et le renforcer plutôt que d’essayer de copier un modèle qui ne vous correspond pas.

Conduite du changement : faire bouger les lignes sans tout casser.

Réorganisation, digitalisation, fusion, nouveau système… Le changement est partout. Et avec lui, son cortège de résistances, d’inquiétudes et de « on a toujours fait comme ça ». Cette formation donne les clés pour piloter une transformation sans laisser la moitié de l’équipe sur le carreau. De l’état des lieux à la célébration des premières victoires, en passant par la gestion des résistances et la communication de crise, tout le cycle du changement est décrypté.

Le cœur de la formation ? L’humain. Parce qu’un changement, aussi bien pensé soit-il sur le papier, échoue toujours si les personnes ne suivent pas. On apprend à identifier les alliés, comprendre les détracteurs, accompagner les inquiétudes et surtout maintenir l’élan dans la durée.

Les outils : méthodologies éprouvées (Kotter, ADKAR) appliquées à des cas réels, pour savoir réagir face aux situations concrètes du terrain.

Prise de parole en public : du trac au plaisir de convaincre.

Mains moites, gorge serrée, blanc total… La prise de parole en public terrorise même les plus expérimentés. Et pourtant, elle est incontournable : présentation à un client, pitch devant des investisseurs, intervention en conférence.

Cette formation transforme cette épreuve en atout. On y apprend tout : structurer un discours qui marque les esprits, gérer son stress (spoiler : il ne disparaît jamais complètement, mais on apprivoise), maîtriser sa voix et son langage corporel, et surtout, capter l’attention dès les premières secondes. Le secret ? Le storytelling. Raconter des histoires plutôt qu’aligner des faits. Créer de l’émotion plutôt que réciter des slides. Et s’entraîner encore et encore dans un cadre bienveillant où le droit à l’erreur est total.

La progression : on commence par de courtes interventions de 2 minutes et on termine par des présentations complètes, y compris face à un public « difficile » simulé.

Résultat garanti : vous ne verrez plus jamais un micro de la même façon.

Efficacité commerciale : vendre sans vendre son âme.

La vente a mauvaise réputation. Entre les techniques agressives et les closing forcés, beaucoup de commerciaux se sentent mal à l’aise. Et si on pouvait vendre autrement ?

Cette formation propose une approche commerciale basée sur la création de valeur, pas la manipulation. L’idée ? Comprendre vraiment les besoins du client (pas juste placer son produit), construire une relation de confiance (pas juste encaisser un chèque) et créer des solutions sur-mesure (pas réciter un argumentaire). De la prospection intelligente au closing naturel, en passant par le traitement des objections sans pression, toutes les étapes du cycle de vente sont couvertes. Avec un fil rouge : comment être performant commercialement tout en restant éthique ?

Le format : beaucoup de jeux de rôles, des situations réelles et des feedbacks personnalisés pour affiner sa technique. Parce qu’en vente, la théorie ne suffit pas. C’est sur le terrain qu’on progresse.

Négociation : l’art du gagnant-gagnant (non ce n’est pas un mythe).

Négocier, ce n’est pas écraser l’autre pour obtenir le maximum. C’est créer de la valeur pour tous. Facile à dire, moins évident à faire quand la pression monte et que les intérêts divergent.

Cette formation déconstruit les idées reçues sur la négociation. On y apprend à préparer (90% du succès se joue avant d’entrer dans la salle), à identifier la fameuse ZOPA (zone d’accord possible) et à gérer les rapports de force sans tomber dans l’affrontement. Mais au-delà des techniques, la formation explore la psychologie de la négociation : qu’est-ce qui motive vraiment mon interlocuteur ? Comment gérer mes émotions quand ça coince ? Comment détecter (et contrer) les tactiques de manipulation tout en restant intègre ?

Négociation salariale, commerciale, contractuelle ou gestion de conflit : les principes s’adaptent à tous les contextes. Et les simulations permettent de tester différentes stratégies sans risque réel.

📌 Pour aller plus loin, une formation Swissnova permet d’explorer ces leviers en profondeur, en professionnalisant la posture de formateur interne.

 

Transmettre les compétences : un défi sous-estimé des entreprises

Transmettre les compétences : un défi sous-estimé des entreprises

Près de 40 % des entreprises suisses reconnaissent ne pas avoir de stratégie claire pour préserver leurs savoirs critiques (OFS, 2023). Tandis que les départs à la retraite s’intensifient et que les métiers évoluent rapidement, structurer le transfert de compétences ne peut plus être laissé au hasard. Or, cet enjeu exige bien plus que du bon sens : il convoque des compétences spécifiques en communication, pédagogie, animation de groupe et évaluation – encore trop peu mobilisées dans les organisations.

Communiquer pour transmettre : fondement du transfert de compétences

Transmettre un savoir ne revient pas simplement à « expliquer clairement ». Cela implique de comprendre comment circule l’information, comment elle est reçue, interprétée, intégrée – ou rejetée. La communication est au cœur de la relation pédagogique. Elle structure les échanges, clarifie les attentes et permet de réguler les malentendus.

Selon les travaux de l’Université de Genève, les freins à la communication — qu’ils soient cognitifs, émotionnels ou contextuels — impactent directement l’apprentissage. En contexte de formation, cela signifie que la qualité de l’écoute, la capacité de reformulation et la clarté des messages sont décisives pour un transfert de compétences durable.

Pourquoi c’est important ?

Une mauvaise communication en formation génère frustration, perte d’attention et décrochage. À l’inverse, une relation pédagogique bien construite augmente significativement la rétention des savoirs et l’engagement des apprenants.

Le groupe : facteur d’apprentissage ou facteur de blocage ?

La formation en entreprise se déroule rarement en tête-à-tête. Elle implique des groupes : équipes projet, promotions internes, nouveaux arrivants. Le groupe est à la fois contexte d’apprentissage et acteur de la dynamique pédagogique dans la transmission des compétences.

Les recherches en psychologie sociale et en pédagogie (Piaget, Vygotski, Kolb) ont montré que les groupes peuvent renforcer l’ancrage des savoirs par les interactions entre pairs, le partage d’expériences et la confrontation bienveillante. Mais cela suppose une animation rigoureuse : gestion du rythme, prise en compte des personnalités, régulation des tensions, valorisation de chaque membre.

Quel impact en entreprise ?

Un groupe bien animé stimule l’intelligence collective et crée un climat de confiance propice à l’appropriation des savoirs. À l’inverse, un groupe mal géré peut inhiber la parole, créer de la résistance ou saboter l’apprentissage.

L’apprenant adulte : autonome mais pas autodidacte

Contrairement aux enfants, les adultes ne reçoivent pas un savoir comme une autorité extérieure : ils doivent le comprendre, l’intégrer, et surtout y voir un sens. C’est le fondement de l’andragogie, approche pédagogique développée dans les années 1970 par Malcolm Knowles, et largement enseignée aujourd’hui en Suisse..

Les adultes apprennent mieux lorsqu’ils :

  • comprennent la finalité de ce qu’ils apprennent,
  • peuvent relier le contenu à leur vécu professionnel,
  • disposent d’un cadre qui respecte leurs rythmes cognitifs et émotionnels.

Pourquoi structurer cette approche ?

Parce qu’un apprenant adulte peut résister au changement, douter de sa légitimité ou se sentir fragilisé. Concevoir des formations qui prennent en compte ces réalités permet de sécuriser le parcours, faciliter la transmission des compétences et de maximiser la motivation à apprendre.

Apprendre activement : des méthodes qui mobilisent

Le formateur d’aujourd’hui doit jongler entre plusieurs modalités : cours magistral, mise en situation, jeu de rôle, étude de cas, auto-évaluation, etc. Chaque méthode répond à un besoin pédagogique différent. Les méthodes actives, comme le cycle de Kolb (expérimenter, observer, conceptualiser, réessayer), sont particulièrement efficaces pour transformer un savoir théorique en compétence mobilisable sur le terrain.

Quel bénéfice pour l’entreprise ?

Un collaborateur formé par des méthodes actives retient davantage, applique plus vite, et s’adapte plus efficacement à des environnements complexes. Cela rend la formation plus rentable, en termes d’investissement RH.

Évaluer pour ajuster, ancrer et transférer

L’évaluation est trop souvent réduite à un questionnaire de satisfaction ou à un quiz de fin de session. Pourtant, en pédagogie des adultes, il s’agit aussi d’évaluer :

  • la compréhension réelle du contenu,
  • la capacité à l’appliquer en contexte,
  • la dynamique de groupe et son impact sur l’apprentissage,
  • l’évolution des pratiques professionnelles sur la durée.

Pourquoi aller au-delà du contrôle des acquis ?

Parce que l’évaluation est un outil d’apprentissage en soi. Elle permet de réguler en temps réel, de valoriser les progrès, d’identifier les freins, et surtout de valider le transfert des compétences vers l’activité quotidienne (OECD, 2024).

Faire du savoir un levier d’avenir

Le transfert de compétences n’est pas une action ponctuelle. C’est un processus systémique, ancré dans la qualité de la communication, la gestion des groupes, la compréhension fine des mécanismes d’apprentissage et une évaluation structurée. Maîtriser ces leviers, c’est transformer le savoir individuel en intelligence collective durable.

📌 Pour aller plus loin, une formation Swissnova permet d’explorer ces leviers en profondeur, en professionnalisant la posture de formateur interne.

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